mardi 5 janvier 2010

Voyage en solitaire, partie 1 : Guatemala

Du 10 au 17 décembre 2009, j'ai du aller mettre le nez un peu en dehors de Mexico. J'ai donc fait une demie boucle, de l'Ouest à l'Est du pays, en passant par le Guatemala, le Honduras et le Belize :
- 1 : México DF - Tapachula, ville quasi frontière avec le Guatemala / avion
- 2 : Entrée au Guatemala, en faisant une étape à Quetzaltenango ou Xela / voiture
- 3 : Xela - la Antigua / school bus
- 4 : Aller - retour la Antigua - Copan ruinas, Honduras / van
- 5 : La Antigua - Guatemala Ciudad / van // Guatemala Ciudad - Flores / car // Flores - Belize City / van // Belize City - Caye Caulker / bateau : 1 nuit et une demie journée de voyage
- 6 : Caye Caulker - Belize City / bateau // Belize City - Chetumal-Mexique / bus
- 7 / Chetumal - Mexico DF / avion


Carte des étapes

Le mieux, c'est de l'agrandir et de la lire de gauche à droite


Entre les 2 frontières : arrivée au Guatemala.
C'est une longue histoire mais disons que j'ai rencontré une dame à l'aéroport et qu'avec elle, ce fut une aventure, je suis allée jusqu'à Xela, ou plus exactement dans un joli petit village dans la montagne, juste à côté, Salcaja

Quetzaltenango/Xela

L'église de Salcaja, une des plus vieille du pays apparemment


Vue sur les volcans

Une femme travaille de façon traditionnelle dans les champs


Église de Chicalaja , petit village après Salcaja


Mennonites dans Xela


L'église de Xela

Vues de la ville









Passage Enriquez

Ce passage est très animé le soir car il est rempli de restaurants et bars

Sa construction a commencé en 1899, sur une proposition de Juan B. Enriquez

et l'architecte en charge était un Italien, Alberto Porta

Les bains


Toujours avec Marta, nous sommes allés aux bains, là en l'occurence c'est comme une petite sdb, il y en a aussi avec de la vapeur..., alimentés en eau pure et chauffée par la terre. C'était bien agréable.


Encore le travail dans les champs.
J'avais l'intention d'arriver à Antigua dès le 1er jour, après l'avion, mais ca ne s'est pas passé ainsi. Quetzaltenango semblant être une jolie ville, j'ai décidé d'y rester un peu le second jour, Marta m'ayant accueillie chez elle. Je pensais y passer la matinée, seule et aller à Antigua ensuite mais c'était sans compter le rythme local, Marta a cuisiné et mangé le matin, puis est arrivée sa muchacha/amie et bon, finalement nous avons fait un tour dans le coin en voiture, les paysages sont vraiment superbes, puis nous sommes allées aux bains, c'était très sympa et après elles m'ont mise dans le bus pour la Antigua.


La Antigua

Après quelques heures de school bus et un changement, je suis enfin arrivée à la Antigua, au Black Cat Hostel, auberge de jeunesse très sympa, avec un bar à l'entrée, où ils servaient aussi à manger : ainsi, dès le 1er soir, je connaissais déjà tout le monde, des australiens et des israéliens en majorité

Vues de la ville

La Cathédrale, donnant sur la place centrale


Le gigantesque et superbe volcan El Agua, en arrière plan

Une rue,

puis une autre

Vêtements traditionnels à vendre


El Agua, 3,765 m


Santa Catalina el Arco

d'abord au loin,

puis plus près, on aperçoit également au fond

cette très jolie église


Santa Catalina el Arco et el Agua






En route vers le volcan Pacaya, 2,550 m

Vue sur el Agua, le long de la route,

ce volcan est vraiment énorme

Arrivée au parc Pacaya vers 15H

La chaine de Volcans

j'en connais à qui ça plairait ! :)


Le Pacaya, en constante activité, fume

Une montée un peu difficile quand on manque d'exercice

La rivière de lave !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! :))))))))))))))))

Les plaques craquaient sous nos pas, laissant apparaître la lave dans les raignures...

Juste extraordinaire,

magique

et chaud !


très très très très très chaud !!!!!!


Coucher de soleil depuis le Pacaya

sur el Agua, Fuego et Acatenango









oui, el Agua me fascine !

C'était un plaisir de retourner au Guatemala, ce pays est tellement beau avec tout ses volcans. J'aimerais voir à présent ce qu'il n'y a pas dans les guides, avec les gens du coin...

lundi 4 janvier 2010

El Día de los Muertos - 1er et 2 novembre

La fête des morts est une fête d'une grande importance au Mexique. Elle se déroule en effet, pendant 2 jours, le 1er et 2 novembre. Lors de l'époque de Moctezuma (dernier empereur Aztèque), les habitants avaient l'habitude de venir plusieurs fois par an sur les tombes des morts. La famille du défunt dansait, chantait et laissait des offrandes afin de pourvoir aux besoins du défunt dans l'au-delà. Les Aztèques pratiquaient deux fêtes majeures : une pour les enfants et une pour les adultes, toutes deux séparées de 20 jours.
Les Espagnols, eux, avaient l'habitude de venir dans les cimetières pour y déposer du pain, du vin et des fleurs pour la Toussaint, car ils pensaient que les âmes parcouraient la Terre et flottaient autour d'eux. Tous craignaient qu'elles s'abattent sur eux pour les emporter avec elles, ils préparaient donc des autels avec du vin et du pain pour les apaiser. Le rituel Aztèque n'a donc pas été éradiqué par les Espagnols en les convertissant au catholicisme. La date a juste été fixée afin qu'elle coïncide exactement avec le jour de tous les saints, le 1er et 2 novembre, à la place des 2 précédentes fêtes séparées de 20 jours.


A la maison, des têtes de mort en sucre.
Les têtes de morts portent selon la tradition, les prénoms des morts sur le front. Bien qu'elles soient généralement représentatives du défunt, elles peuvent se déguster. Les Aztèques et autres civilisations gardaient comme trophée les crânes des vaincus et les rassemblaient lors de la fête des morts. Ces crânes symbolisent le mort et la renaissance.



Décorations, en fleurs principalement, du portail de l'église se trouvant au pied de la Torre Latinoamericana


En el Centro cultural del México Contemporáneo

Il s'agit d'un ancien couvent transformé en Centre d'art. Le lieux est superbe, les aménagements contemporains réalisés respectent et s'intègrent parfaitement avec le bâti d'origine.

Pour l'occasion, des autels sont constitués, décorés et remplies d'offrandes. On y trouve : du copal dans son encensoir, des fleurs porte-bonheur (fleurs oranges appelées zempaxuchitl, ressemblant à nos œillets), des cierges allumés, des photos représentants le défunt de son vivant, des têtes de morts en sucre ou en chocolat, des fruits, le pain des morts, des bonbons, de la nourriture, comme la caña (canne à sucre que l'on mastique pour en récupérer le jus sucré, c'est très bon), des boissons, de l'eau bénite...


Installation de "morts", confortablement installés dans des hamacs, dans l'immense patio





avec son petit ordinateur portable



Installation dans la grande bibliothèque, touchant el Centro de la Imagen

Sont représentés ici, les anciens chefs d'Etat

car 2010 est l'année du bicentenaire de la Révolution


Une dame élégante attend à l'entrée :)


La Catrina

La Catrina est un personnage typique de la culture mexicaine dont les origines remontent aux fêtes des morts précolombiennes. Son nom vient de La Calavera de la Catrina du graveur José Guadalupe Posada, une eau-forte sur zinc qui fait partie d'une série de calaveras (symboles forts du Jour des morts et de la culture populaire mexicaine).
Le mot catrina est la déclinaison féminine du mot catrín, qui signifie « dandy » en espagnol mexicain. Ce personnage, représentant un squelette de femme portant un chapeau très élégant distinctif de la haute bourgeoisie de l'époque, a pour fonction de rappeler que les différences de statut social n'ont aucune importance face à la mort.

Notre autel, au travail, en el Centro de la Imagen


Et enfin, quelques catrinas de taille réelle devant une peinture murale de Diego Rivera, Sueño de un domingo por la tarde en la alameda, où il l'a lui même représenté.

Sueño de un domingo por la tarde en la alameda, Diego Rivera,1946

Frida Khalo se trouve à gauche de la Catrina et Diego Rivera à droite